Dépénalisation du cannabis au Luxembourg : pas du goût des voisins

Le projet de loi de dépénalisation du cannabis au Luxembourg, poussé par les écologistes, inquiètent les pays frontaliers, qui craignent une importation massive et une présence accrue aux frontières des acteurs de ce marché illégal.

Le sujet de l’usage du cannabis est inscrit dans l’accord de coalition conclu par Xavier Bettel en 2018. La dépénalisation complète de l’usage récréatif, avec une production sur le territoire national, y est évoquée. Un premier projet présenté fin octobre propose que tout résident majeur puisse faire pousser chez lui des plants de cannabis, jusqu’à quatre maximum, et que le commerce et l’importation de graines soient également autorisés, sans limitation de quantité ou de niveau de THC.

Une évolution qui ne plaît pas vraiment aux voisins du Luxembourg. En France et en Allemagne, on s’inquiète en effet des conséquences de ce changement. Les autorités craignent notamment un afflux de consommateurs quotidiens passant la frontière, mais surtout une importation massive. L’autre grande inquiétude est une augmentation importante du nombre d’acteurs de ce marché illégal aux frontières avec le Luxembourg.

Pour tenter de les rassurer, les autres formations de la majorité ont promis de compléter le projet avec de la rigueur et de l’intransigeance sur certains aspects. La consommation, la détention et l’achat dans l’espace public restent ainsi condamnables d’une amende de 145 euros si la dose dépasse les 3 grammes. La sanction peut monter jusqu’à 500 euros maximum (contre 2500 actuellement).

Suffisant pour dissiper les vapeurs du scepticisme chez les voisins du Luxembourg ? Rien n’est moins sûr et ce dossier est loin d’être clos.

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