Diogo Pimentel : « À moi de me montrer »

C’est un des transferts phares de ce mercato hivernal. Diogo Pimentel, champion avec le Fola l’an passé et dorénavant régulièrement appelé en sélection, rejoint le monde professionnel au sein du club de Jammerbugt. Un prêt qui le ravit, sans pour autant lui mettre la pression. Après son premier entraînement, entretien avec un joueur heureux et reconnaissant.

Avant tout, félicitations pour ce transfert. Peux-tu nous dire comment les contacts se sont faits, et combien de temps cela a duré ?

Diogo Pimentel : Pour être honnête, cela s’est fait très vite. Mon agent a noué des contacts avec le club, et en moins d’une semaine, je signais officiellement. Le Fola a compris la situation et ne m’a jamais mis de bâtons dans les roues. Ils m’ont laissé partir tranquillement, et ont été absolument exemplaires. Depuis le début, j’avais toujours dit que mon souhait était de partir dans le monde professionnel, et ils l’ont compris et ont tenu leur parole.

Tu confirmes que vous aviez un accord en cas d’offre de club professionnel ?

Oui, tout à fait.

Tu espérais partir cet été déjà. Pourquoi selon toi a t-il fallu attendre cette trêve hivernale ?

Je ne vais pas mentir, cet été, je n’ai tout simplement pas reçu d’offres. Je n’avais pas d’agent, ce qui a sûrement joué un gros rôle. Maintenant que j’en ai un, il m’a dit qu’il ferait le maximum pour que je trouve le plus vite possible une opportunité et cela s’est fait, donc je le remercie évidemment.

Est-ce qu’il y a un peu d’appréhension, d’inquiétude avant de rejoindre un nouveau championnat ?

Non. Je me suis entraîné pour la première fois hier, tout s’est bien passé. Je découvre ce nouveau cadre mais je reste moi-même où que j’aille. C’est toujours le même Diogo qui se donne à fond, et qui essaye de faire le mieux pour son équipe. Aucune raison que cela change.

Tu signes dans un club que Farid Ikene vient de rejoindre, et Omar Natami est déjà présent. Est-ce que ça va aider pour ton intégration ?

Bien sûr. Omar m’a tout de suite écrit quand il a su que j’arrivais. Pour l’intégration, c’est toujours mieux de connaître quelqu’un en arrivant plutôt que d’être tout seul. En connaissant ces deux joueurs – Ikene car j’ai déjà joué contre lui – cela va forcément me faciliter la tâche.

De ton propre aveu, ta première partie de saison a été compliquée. Tu l’expliques comment ? Et est-ce que tu penses être capable de retrouver l’intégralité de tes capacités dans ton nouveau club ?

Oui, je ne m’en cache pas, cela a été difficile. Sur le plan personnel, j’ai commencé à travailler, ce qui a été très dur en termes de gestion. Je faisais le chemin Wiltz – Ettelbrück, Ettelbrück – Esch, et ensuite de retour vers Wiltz. Vis-à-vis de l’organisation, c’était compliqué… Ensuite, j’ai arrêté de vivre avec mes parents et j’ai emménagé avec ma copine. Cela a fait beaucoup de choses en même temps, ce qui n’a pas été simple. Mais aujourd’hui j’ai cette opportunité, je vais tout donner, et je continue avec ma mentalité qui est d’y croire jusqu’à la fin. Dans la vie, ce n’est pas nécessairement quand on veut, mais quand Dieu il veut. Et à nous ensuite de saisir les chances qui se présentent.

Est-ce que tu as parlé au sélectionneur vis-à-vis de ce transfert ? T’as t-il donné le moindre opinion sur le sujet ?

On a discuté, oui. On a échangé des messages concernant le nouveau club. Je lui ai présenté le projet, expliqué un peu où j’allais. C’était une bonne discussion.

Tu as été appelé lors des dernières rencontres internationales mais n’a pas néanmoins eu de temps de jeu. Est-ce que rejoindre une structure professionnelle augmente à tes yeux tes chances de rentrer dans le onze de la sélection ?

Rentrer dans le onze, sincèrement, c’est très difficile. Même si je rejoins le niveau pro, il y a de très grands joueurs actuellement au milieu de terrain. Ce sont des footballeurs qui jouent dans des très grands championnats comme la Bundesliga où participent à la Champions League, c’est encore un niveau au dessus. Après, rien n’est impossible, et je vais tout essayer. On va y aller petit à petit, et l’objectif sera le même comme toujours : arriver le plus loin possible.

Que retiens-tu de ton passage au Fola ?

Je retiens un club très familial. Des personnes profondément bonnes, et un groupe formidable comme je n’ai jamais eu. Cela a été une super expérience au Fola, avec des grands joueurs. On s’échange évidemment des messages encore aujourd’hui et je pense que cela continuera. Cela a été un énorme plaisir de jouer au Fola.

Tu es prêté pour six mois. Est-ce que tu ressens une pression de performer, au risque de retourner en BGL Ligue à nouveau ?

Non, pas du tout. C’est une chance unique que j’ai de rejoindre le monde pro. C’est maintenant à moi de me montrer, de tout faire pour jouer et gagner ma place. Je peux aider l’équipe où je suis maintenant du mieux possible. Et je suis persuadé que c’est en pensant au collectif que l’individuel va ressortir particulièrement. Je suis sincèrement tranquille. Et si je dois retourner au Luxembourg, c’est comme ça, j’ai de bonnes bases.

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